Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/390

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LXXI Ton beau front s’est penché


Ton beau front s’est penché comme une fleur froissée ;
J’ai senti tressaillir ta pauvre âme blessée ;
Oh ! dors, et songe à moi, doux ange au cœur profond !
Pendant que ta veilleuse argente ton plafond,
Laisse passer devant tes paupières baissées
Les rêves souriants, ombres de mes pensées,
Et demain, quand le ciel ramènera le jour,
Tourne tes yeux vers l’aube et ton cœur vers l’amour !

Minuit. En rentrant.
9 novembre.