Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/492

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MI ALMA
Si jamais vous venez regarder dans cette âme,
Vous n’aurez pas de peine à vous y voir, Madame,
Car votre souvenir rayonne en cette nuit ;
Dans l’ombre de ce coeur votre front charmant luit ;
Et mon âme limpide et profonde et sans voiles
Reflète les amours comme un lac les étoiles.
[1861]

Là, roule un torrent...
Sur, la rive escarpée un- grand chêné se dresse.
Les feuilles, verts amas que la brise caressé,
Couvrent sa large tête, abri des passereaux,
Et son tronc, que jamais ne touche la cognée,
Et l’uii de ses bras noirs en tient une poignée
Qu’il tend d’un bord à l’autre -ux avides chevreaux.
[1834-1836]
[1870-1872]

Gros-Claude en bourgeron de toile, et la Thomasse
Aùx cheveux gras, aux mains rouges, à l’air homasse,
S’appellent aujourd’hui Fernand et Malvina.