Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/505

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Un jour, pensif, tourné vers l’obscur horizon,
Debout, parlant du haut de la colline verte
A tout un peuple ému près d’une fosse ouverte,
J’ai dit : La mort n’a rien dont tremble la raison.
Les sages n’ont pas peur des ombres éternelles.
Ils savent que le corps y trouve une prison,
Mais, que l’âme y trouve des, ailes !
[1848-1850]

Ô mes petits-enfants, ayez pitié des’ âutres.
Anges là-haut, soyez en bas d’humbles apôtres,
Plaignez tous ces pieds nus meurtris aux durs pavés.
Georges, Jeanne, donnez touf ce que vous avez.
[1858]
[1875-1877]

Être frère aux souffrants, être père aux petits.
[1872-1874]

Riche, donne ton bien ; pauvre, donne ton coeur.
[1878-1880]

De qui donne sa vie et son or aux plaisirs,
Aux femmes, aux chevaux, au jeu, l’aumône est rare :
Un prodigue toujours est doublé d’un avare.
Carnet, 1874