Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XV.djvu/41

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Je verrais, Linus de ces bords,
Les Sagouins, amis des poëtes,
Accourir tous à mes accords,
Pour croquer gaîment mes noisettes.

Je verrais à ma voix bondir
Chevreuils légers, douces gazelles,
Et les canards pour m’applaudir,
Battraient de leurs bruyantes ailes.

Si le vent sifflait trop souvent,
Trop grand pour craindre la satire,
Mieux qu’à Paris je pourrais dire :
Autant en emporte le vent.

Sur les rocs, témoins de ma gloire,
J’écrirais mon nom et mon sort,
Et je serais sûr qu’à ma mort
Les rocs garderaient ma mémoire.


Il manque quatre pages au cahier où Victor Hugo a recopié ces vers ; il se peut qu’ils ne soient pas achevés. (Note de l’Éditeur.)