Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome II.djvu/345

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avait conservé toute son eau, et dont les fleurs étaient restées fraîches et vermeilles.

Je ne sais pas si ce fut avec intention, mais la Esmeralda prit le bouquet fané, et le porta tout le jour sur son sein.

Ce jour-là, elle n’entendit pas la voix de la tour chanter.

Elle s’en soucia médiocrement. Elle passait ses journées à caresser Djali, à épier la porte du logis Gondelaurier, à s’entretenir tout bas de Phœbus, et à émietter son pain aux hirondelles.

Elle avait du reste tout à fait cessé de voir, cessé d’entendre Quasimodo. Le pauvre sonneur semblait avoir disparu de l’église. Une nuit pourtant, comme elle ne dormait pas et songeait à son beau capitaine, elle entendit soupirer près de sa cellule. Effrayée, elle se leva, et vit à la lumière de la lune une masse informe couchée en travers devant sa porte. C’était Quasimodo qui dormait là sur la pierre.