Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/471

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ouvrages. Ce sont d’abord les deux volumes de la Révolution française de Louis Blanc[1]. Dans le premier, il a introduit plusieurs signets sur lesquels il a écrit, de sa main, les indications suivantes :

1791. Élections. Cafés. — Marat. — Le clergé, les prêtres, leur richesse. — Le Livre Rouge. — Fureurs et trahisons des prêtres. — Les clubs. — Procès-verbaux du club des Jacobins. — Coblentz ; révélations de Cervières. — Gamain, l’armoire de fer.

Dans le deuxième volume, Victor Hugo a introduit les signets suivants avec ces indications :

Citoyens français nommés par l’Assemblée Légslative. — Énumération des pièces prouvant la corruption de la cour, saisies par le Comité de surveillance. — Cosmopolitisme de la Convention. — Libération de tous les peuples. — Marat. Vendée. Comité de sûreté générale. — Salle où est jugé Louis XVI. — Aspect de la séance où l’on juge Louis XVI (cette note au revers d’une lettre du 28 octobre 1872). — La Convention pendant le vote (au revers d’un fragment de lettre du 27 septembre 1872). — Énormité de la lutte. — Vendée, théâtre de la guerre. — Détails. — Vendée, armées et chefs (relire en entier). — La France en danger. — Vendée en marche (au revers d’un fragment de note date du 15 août 1870). — Vendée. D’Elbée. Saumur (à voir) [au revers d’un faire-part du 26 octobre 1871]. — Vêtements, costumes. — Le duc d’York. — Vendée. — Travaux de civilisation de la Convention mêlés aux œuvres de révolution. — Institut, Conservatoire, Musées, etc. — Nécrologie. — Salle de la Convention. — L’hébertisme. — Évêques abdiquant. — La terreur ; Tribunal révolutionnaire (au dos d’une enveloppe du 9 novembre 1872). — La Vendée vaincue. — Vendée (très important à lire pour relier Fontenay à la grande armée royaliste). — Pouvoirs absolus des commissaires délégués. — Club des Jacobins.

On remarquera qu’il y a plusieurs indications semblables : le nom Vendée est répété plusieurs fois et répond aux chapitres de l’histoire de Louis Blanc intitulés : Soulèvement de la Vendée ; les Girondins et la Vendée ; Guerre de la Vendée ; la Vendée menace.

On pourra, en compulsant les volumes de Louis Blanc, voir dans quelle mesure Victor Hugo leur a emprunté des détails pour son œuvre. Cet examen nous conduirait bien loin. Ce que nous pouvons dire, c’est qu’il a condensé tout ce qu’il a lu sur la Convention.

Au tome II de la Révolution française de Louis Blanc, page 118, chapitre : Exécution de Louis XVI, Victor Hugo a introduit un signet avec ces mots : la Convention pendant le vote ; puis il a, dans son livre III, reproduit les votes les plus caractéristiques ; parfois, il a retenu certains détails sur la guerre de Vendée et sur les menées royalistes qui pouvaient prêter à des scènes dramatiques, et il les a présentés sous forme de dialogues, comme dans le livre deuxième, le Cabaret de la rue du Paon.

Quant à la Vendée, nous verrons plus loin ce qu’il a pu emprunter à Louis Blanc.

Dans les deux volumes intitulés : Histoire de Robespierre, d’Ernest Hamel, 1865, Victor Hugo a fait un certain nombre d’accolades. Et tout d’abord, une note de lui au crayon bleu :

Mal écrit, mais avec l’accent de la vérité ; but que s’est proposé l’auteur.

Les accolades se trouvent aux passages suivants du tome 1 : Éloge de Grasset. — Sur les contributions publiques. — Encore la liberté de la presse. — Les membres de la famille royale. — Dernière lutte contre Barnave. — Triomphe de Robespierre.

Au tome II : Premiers pas vers la terreur ; en marge, on lit : la terreur fille des Girondins, curieux. — Barbaroux chez Robespierre ; il y a un signet qui porte : la chambre de Robespierre ; odieuses insinuations

  1. Deux volumes reliés, in-4° ; 1866. Librairie du Figaro. Imprimerie Ch. Lahure.