Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/476

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P. 423. Comment on faisait évader un prisonnier.

Puisaye avait fait prisonnier un gendarme à Redon. Ses hommes voulaient l’exécuter puisqu’on exécutait bien les blancs dans l’autre camp. Puisaye, au moment où l’on se met en marche, passe le dernier avec le gendarme qu’il fait évader à la faveur de l’obscurité et dit à ses soldats que cet homme lui ayant donné des renseignements utiles, il l’avait envoyé à Redon en le chargeant d’une mission.

P. 429. Leur manière de combattre.

Charge brusque et désordonnée sans tirer un coup de fusil, mais en poussant de grands cris, ce qui met le désarroi dans l’armée ennemie. Attaques feintes et retraite sans obstacle.

P. 488. Les acculés sans défenseurs. — Décret de la Convention prononçant la peine de mort contre les ennemis du peuple. Dans ce décret il est dit : il n’y aura plus de défenseurs officieux, si ce n’est pour les patriotes calomniés.

P. 522. Les indications ne sont pas ici de l’écriture de Victor Hugo ; elles ont été évidemment dictées par lui : Expédition nocturne de Jean Chouan. — Noms de guerre. — Jambe-d’Argent. — L’homme qui ne sait pas lire[1]. Ces indications ne répondent pas à la page 522. En revanche, une accolade marque d’un large trait tout un passage relatant la tactique des royalistes ; Victor Hugo, sans l’utiliser textuellement, en a conservé l’esprit dans le début de la troisième partie. Voici ce curieux passage :

… Former à des distances assez éloignées des rassemblements considérables, assez inquiétants pour contraindre l’ennemi de se porter contre eux ; ne s’engager avec lui que lorsque les avantages résultant de la position, du nombre, et de la disposition des esprits, nous promettroient la victoire ; en tout autre cas disperser ces rassemblements, dès qu’il viendroit à paroître ; en susciter aussitôt de nouveaux à vingt ou trente lieues de là, et se le renvoyer, pour ainsi dire, sans discontinuité, d’une extrémité du pays insurgé à l’autre ; le faire harceler durant ces marches et ces contre-marches par des petits partis qui, sans cesse sur ses derrières ou sur ses flancs, enverroient, comme invisiblement, la mort dans ses rangs, et s’il venoit à se livrer à une poursuite illusoire, sans connoissance du pays, comme sans guides, à travers des campagnes hérissées de haies, de buissons, de ravins, de ruisseaux et de bois, ne lui faire rencontrer que des embuscades et des pièges ; ne pas lui laisser enfin une minute de relâche ; ménager tellement nos mouvements successifs que, n’importe où il se trouvât, et quelque chemin qu’il eût fait pour attaquer nos rassemblements, les plus dangereux, en apparence, fussent toujours à la même distance de lui ; et que le soldat rebuté se déterminât enfin, ou à se réunir à nous, ou bien à aller chercher ailleurs le pillage que lui promettoient ses chefs, et qu’il ne trouveroit pas aussi facile qu’on le lui avoit fait espérer.

P. 529. Noms utiles.

Le comte de la Bourdonnaye, le chevalier de Silz, le comte de Boulainvilliers. (Ces noms sont employés dans le livre : La corvette Claymore.)

P. 536. Georges Cadoudal et Mercier.

Leur portrait.

P. 578. 44 noms de chefs.

C’est une proclamation du comte de Puisaye signée par quarante-quatre chefs.

P. 615. Vieux canot utilisé — important à lire.

Victor Hugo a mis une grande accolade en marge. Nous avons parlé de ce canot à propos du chapitre de la corvette Claymore (livre deuxième, chapitre x ; livre troisième, chapitre ier).

  1. Au verso des quatre signets, des vers de la Légende des siècles.