Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/479

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Sans-Chagrin, Malines dit Francœur, Métayer dit Rochambeau.

Victor Hugo a mis en scène tous ces chefs dans son livre (troisième partie).

P. 360. Bourdoiseau dit Sans-Peur.

P. 363. Les deux sœurs de Jean Chouan.

C’est ici que commence le récit de ce qui se passa vers les derniers temps dans le pays occupé par Jean Chouan. Ce récit a été ajourné jusque-là par l’auteur des Lettres, afin de lui conserver son unité. Les deux jeunes filles sont enlevées de leur ferme, sont emmenées prisonnières ; puis exécutées plus tard, malgré les efforts de Jean Chouan.

Victor Hugo n’a pas utilisé, dans son livre, cet épisode trop tardif.

P. 367. Efforts de Jean Chouan pour sauver ses sœurs.

P. 370. Mort des sœurs de Jean Chouan.

P. 372. Femmes grosses employées comme espions.

Dans ce temps, les femmes enceintes, ou qui feignaient de l’être, étaient employées comme espionnes dans l’un et l’autre camp. Ici l’auteur des Lettres dit que c’est une espionne au service des patriotes qui fut tuée par les royalistes.

P. 375. Mort de Pierre Cottereau.

Placé en sentinelle sur la paroisse de Cosme, il fut saisi par les bleus, emmené et exécuté.

P. 379. Les trois hussards.

Trois hussards caracolent devant les chouans à la lande du Maine, les chouans les visaient sans les atteindre, ils se distrayèrent si bien à ce jeu plusieurs fois répété qu’ils se laissèrent envelopper par les troupes républicaines et opérèrent difficilement leur retraite.

P. 387. Jean Chouan veut tuer son frère.

René Chouan avait tué un homme qui portait la cocarde tricolore afin de pouvoir s’emparer de ses munitions ; il revenait charge de cartouches et de poudre. L’homme tué était un ami de Jean Chouan. Aussitôt, Jean Chouan voulut fusiller son frère, mais Michel Cribier lui arracha son arme.

P. 392. Mort de Jean Chouan.

Jean Chouan, surpris par les bleus à la ferme de la Babinière, est blessé grièvement en voulant sauver la femme de son frère René ; il expira après une longue agonie et fut enterré aussitôt sur le lieu même où il avait succombé.

P. 411. Les chouans peints par les républicains.

Pièces justificatives : Extrait d’un rapport de Carrier aux Jacobins, n° 159 du Moniteur : « Voici comment s’est formée cette guerre fatale connue sous le nom de Petite Vendée. Les chouans qui la composaient étaient des voleurs de grands chemins, détroussant les passants, et se retirant toutes les nuits dans le creux des montagnes, où un immense rocher leur servait de rempart. »

P. 416. Les chouans peints par les royalistes.

« Les chouans étaient fiers de leur nom ; car qui est-ce qui ignore que, dans les révolutions, les injures des ennemis sont des titres de gloire ?… Se soumettre à toutes les privations, endurer toutes les fatigues, braver tous les dangers, affronter tous les tourments et tous les genres de mort, sans intérêt et sans désir, comme sans espoir de récompense, uniquement par principe de religion et de fidélité ; voilà ce dont j’ai été journellement le témoin pendant les cinq années que j’ai été à la tête de ce peuple simple et magnanime qui m’a honoré de sa confiance. » (Mémoires du comte Joseph de Puisaye.)