Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome VIII.djvu/65

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SOLITUDE

L’ourque, passant par tous les degrés de l’amoindrissement, s’enfonça dans l’horizon ; la petite étoile qu’elle traînait dans l’ombre, pâlit ; l’ourque, de plus en plus amalgamée à la nuit, disparut.

Cette fois, c’était pour jamais.

Du moins l’enfant parut le comprendre. Il cessa de regarder la mer. Ses yeux se reportèrent sur les plaines, les landes, les collines, vers les espaces où il n’était pas impossible peut-être de faire une rencontre vivante. Il se mit en marche dans cet inconnu.