Page:Hugo - Actes et paroles - volume 3.djvu/158

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


entourent et que les Christophe-Colombs ont franchies, j’en atteste ces étoiles qui sont au-dessus de nos têtes et que les Galilées ont interrogées, proscrits, la liberté est immortelle ! proscrits, la vérité est éternelle !

Le progrès, c’est le pas même de Dieu.

Donc, que ceux qui pleurent se consolent, et que ceux qui tremblent-il n’y en a pas parmi nous-se rassurent. L’humanité ne connaît pas le suicide et Dieu ne connaît pas l’abdication. Non, les peuples ne resteront pas indéfiniment dans les ténèbres, ignorant l’heure qu’il est dans la science, l’heure qu’il est dans la philosophie, l’heure qu’il est dans l’art, l’heure qu’il est dans l’esprit humain, l’œil stupidement fixé sur le despotisme, ce sinistre cadran d’ombre où la double aiguille sceptre et glaive, à jamais immobile, marque éternellement minuit !