Page:Hugo - Actes et paroles - volume 7.djvu/77

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qu’elle est le droit, et parce qu’elle sera la concorde. La république vivra parce que nous serons cléments, pacifiques et fraternels. Ici la majesté des morts nous environne, et j’ai, quant à moi, le respect profond de cet horizon sombre et sublime. Les paroles qui constatent le progrès humain ne troublent pas ce lieu auguste et sont à leur place parmi les tombeaux. O vivants, mes frères, que la tombe soit pour nous calmante et lumineuse ! Qu’elle nous donne de bons conseils ! Qu’elle éteigne les haines, les guerres et les colères ! Certes, c’est en présence du tombeau qu’il convient de dire aux hommes : Aimez-vous les uns les autres, et ayez foi dans l’avenir ! Car il est simple et juste d’invoquer la paix là ou elle est éternelle et de puiser l’espérance là où elle est infinie. ( Acclamation immense. Cris de : Vive l’amnistie ! vive Victor Hugo ! vive la république !)