Page:Hugo - Les Misérables Tome IV (1890).djvu/258

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L’homme et l’enfant se reconnurent silencieusement dans la nuit ; Montparnasse se borna à dire :

— Nous avons besoin de toi. Viens nous donner un coup de main.

Le gamin ne demanda pas d’autre éclaircissement.

— Me v’là, dit-il.

Et tous deux se dirigèrent vers la rue Saint-Antoine d’où sortait Montparnasse, serpentant rapidement à travers la longue file des charrettes de maraîchers qui descendent à cette heure-là vers la halle.

Les maraîchers, accroupis dans leurs voitures parmi les salades et les légumes, à demi assoupis, enfouis jusqu’aux yeux dans leurs roulières à cause de la pluie battante, ne regardaient même pas ces étranges passants.