Page:Hugo - Les Travailleurs de la mer Tome II (1892).djvu/122

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
116
LES TRAVAILLEURS DE LA MER

deux caisses contenant les roues démontées, dont les élingues étaient toutes prêtes. Ces deux caisses firent lest.

Débarrassé des deux caisses, Gilliatt rattacha au crochet de la chaîne du cabestan l’élingue du palanguin régulateur, destiné à enrayer les palans.

Pour ce que méditait Gilliatt, les défauts de la panse devenaient des qualités ; elle n’était pas pontée, le chargement aurait plus de profondeur, et pourrait poser sur la cale ; elle était mâtée à l’avant, trop à l’avant peut-être, le chargement aurait plus d’aisance, et, le mât se trouvant ainsi en dehors de l’épave, rien ne gênerait la sortie ; elle n’était qu’un sabot, rien n’est stable et solide en mer comme un sabot.

Tout à coup Gilliatt s’aperçut que la mer montait. Il regarda d’où venait le vent.