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LES TRAVAILLEURS DE LA MER

le deuxième se présentait. Où s’abriter lui-même maintenant ?

Deux gîtes s’offraient : la panse elle-même, avec son coin de cabine à peu près habitable, et le plateau de l’Homme, aisé à escalader.

De l’un ou de l’autre de ces gîtes, on pourrait, à eau basse, et en sautant de roche en roche, gagner presque à pied sec l’entre-deux des Douvres où était la Durande.

Mais la marée basse ne dure qu’un moment, et tout le reste du temps on serait séparé, soit du gîte, soit de l’épave, par plus de deux cents brasses. Nager dans le flot d’un écueil est difficile ; pour peu qu’il y ait de la mer, c’est impossible.

Il fallait renoncer à la panse et à l’Homme.

Aucune station possible dans les rochers voisins.

Les sommets inférieurs s’effaçaient deux fois par jour sous la marée haute.

Les sommets supérieurs étaient sans cesse atteints par des bonds d’écume. Lavage inhospitalier.

Restait l’épave elle-même.

Pouvait-on s’y loger ?

Gilliatt l’espéra.