Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/134

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parence des dernières années. Il y a de grands peintres, tels que Puvis de Chavannes et Eugène Carrière, qui expriment cette vérité et que le public admet et même glorifie, parce qu’il ne la comprend pas. Je les respecte profondément, je crains qu’ils ne soient les derniers…

Au résumé, monsieur, je souhaite que votre enquête sur ces fins de la littérature aboutisse à une meilleure conclusion que la mienne. Cette enquête, je l’ai essayée moi-même, avec opiniâtreté, il y a six ans, au moyen de la Revue contemporaine. J’y ai réuni tout le monde, tous ceux dont on parle aujourd’hui, espérant rencontrer et grouper une dizaine d’écrivains, au moins, qui eussent sur l’art des idées non pas identiques, mais associables. Je n’en ai rencontré ni douze, ni six, ni… deux. Depuis je constate que l’isolement s’est aggravé. Permettez-moi de ne pas croire aux Écoles, symbolistes ou autres.



M. RENÉ GHIL


C’est le chef d’une école dite : évolutive-instrumentiste, qui professe à la fois une philosophie et une théorie d’art. Il est en même temps contre « les ressasseurs du Passé et les Décadents et Symbolistes », et il se croit en possession d’une formule