Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/124

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est certain, par la même, raison que je viens d’expliquer, qu’étant cassée elle produirait des prismes pareils. Il reste à voir s’il y a d’autres raisons qui confirment notre conjecture, et s’il n’y en a point qui y répugnent.

L’on peut objecter que ce cristal, étant ainsi composé, se pourrait fendre encore en deux manières, dont l’une serait suivant des plans parallèles à la base de la pyramide, c’est-à-dire au triangle A B C, Figure 50 : Plans de clivage dans un cristal de spath d'Islande.
Fig. 50.
l’autre parallèlement à un plan dont la coupe est marquée par les lignes G H, H K, K L (Fig. 50). À quoi je dis, que l’une et l’autre division, quoique faisables, sont plus malaisées que celles qui étaient parallèles à quelqu’un des trois plans de la pyramide ; et qu’ainsi, en frappant sur le cristal pour le casser, il se doit toujours fendre plutôt suivant ces trois plans que suivant les deux autres. Quand on a un nombre de sphéroïdes de la forme ci-devant marquée, et qu’on les range en pyramide, on voit pourquoi les deux divisions sont plus malaisées. Car pour ce qui est de celle qui se ferait parallèlement à la base, chaque sphéroïde se doit détacher des trois