Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/50

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qui coupe la surface perpendiculairement, il fait un angle C B E moindre que A B D, qu’il faisait avec la même perpendiculaire étant dans l’air. Et la mesure de ces angles se trouve en décrivant un cercle du point B, qui coupe les rayons A B, B C. Car les perpendiculaires A D, C E menées des points d’intersection sur la droite D E, lesquelles on appelle les sinus des angles A B D, C B E, ont entre elles une certaine raison, qui est toujours la même dans toutes les inclinaisons du rayon incident, pour ce qui est d’un certain corps transparent : étant dans le verre fort près comme de 3 à 2, et dans l’eau fort près comme de 4 à 3, et ainsi différente dans d’autres corps diaphanes.

Une autre propriété, pareille à celle-ci, est que les réfractions sont réciproques entre les rayons entrant dans un corps transparent, et ceux qui en sortent. C’est-à-dire que si le rayon A B en entrant dans le corps transparent se rompt en B C, aussi C B, étant pris pour un rayon au dedans de ce corps, se rompra, en sortant, en B A.

Pour expliquer donc les raisons de ces phénomènes suivant nos principes, soit la droite A B (Fig. 12), qui représente une surface plane, terminant les corps transparents qui sont vers C et vers N. Quand je dis plane, cela ne signifie pas d’une égalité parfaite, mais telle qu’elle a été entendue en traitant de la réflexion, et par la même raison. Que la ligne A C représente une partie d’onde de lumière, dont le centre soit supposé si loin, que cette partie puisse être considérée comme une ligne droite. L’endroit C donc,