Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/76

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sur F H un angle de 70 degrés 57 minutes, suivant le calcul que je mettrai à la fin, il se partagera en deux rayons au point O, desquels l’un continuera par O P en ligne droite avec N O, et sortira de même de l’autre côté du cristal sans se rompre aucunement, mais l’autre se rompra et ira par O Q. Et il faut noter qu’il est particulier au plan par G C F, et à ceux qui lui sont parallèles, que tous les rayons incidents qui sont dans un de ces plans, continuent d’y être après qu’ils sont entrés dans le cristal et devenus doubles ; car il en est autrement dans les rayons de tous les autres plans qui coupent le cristal, comme nous ferons voir après.

11. J’ai reconnu d’abord par ces expériences et par quelques autres, que des deux réfractions différentes que le rayon souffre dans ce cristal, il y en a une qui suit les règles ordinaires, et que c’est à elle qu’appartiennent les rayons K L et O Q. C’est pourquoi j’ai distingué cette réfraction ordinaire d’avec l’autre, et l’ayant mesurée par des observations exactes, j’ai trouvé que sa proportion, considérée dans les sinus des angles que fait le rayon incident et rompu avec la perpendiculaire, était assez précisément celle de 5 à 3, comme elle a aussi été trouvée par M. Bartholin ; et par conséquent bien plus grande que celle du cristal de roche, ou du verre, qui est à peu près de 3 à 2.

12. La manière de faire exactement ces observations est telle. Il faut tracer sur un papier, attaché sur une table bien unie, une ligne noire A B (Fig. 22), et deux autres qui la coupent à,