Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/77

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


angles droits C E D, K M L, plus ou moins distante l’une de l’autre selon qu’on veut examiner un rayon plus ou moins oblique, et poser le cristal sur l’intersection E, en sorte que la ligne A B convienne à celle qui divise également l’angle obtus de la surface d’en bas, ou à quelque ligne parallèle. Alors en plaçant l’œil directement au-dessus de la ligne A BFigure 22 : Méthode pour étudier la double réfraction dans le de spath d’Islande.
Fig. 22.
, elle ne paraîtra que simple, et l’on verra que sa partie vue à travers le cristal, avec les parties qui paraissent au dehors, se rencontreront en ligne droite ; mais la ligne C D paraîtra double, et l’on distinguera l’image qui vient de la réfraction régulière, de ce qu’elle paraît plus élevée que l’autre lorsqu’on regarde avec les deux yeux, ou bien de ce qu’en tournant le cristal sur le papier, elle demeure ferme, au lieu que l’autre image remue et tourne tout autour.