Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/84

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position des sphéroïdes : en quoi, j’obtins à la fin le succès désiré, en procédant comme s’ensuit.

23. Je considérai premièrement l’effet des ondes ainsi formées, à l’égard du rayon qui tombe perpendiculairement sur la surface plate d’un corps transparent, dans lequel elles s’étendraient de cette manière. Je posai A B (Fig. 25) pour l’endroit découvert de la surface. Et puisqu’un rayon perpendiculaire sur un plan, et venant d’une lumière fortFigure 25 : Sections elliptiques de fronts d’ondes ponctuels dans le spath d’Islande.
Fig. 25.
distante, n’est autre chose, par la théorie précédente, que l’incidence d’une parcelle d’onde parallèle à ce plan, je supposai la droite R C, parallèle et égale à A B, être une portion d’onde de lumière, dont les points infinis R H h C viennent rencontrer la surface A B aux points A K k B. Donc au lieu des ondes particulières hémisphériques, qui dans un corps de réfraction ordinaire se devaient étendre de chacun de ces derniers points, ainsi que nous avons expliqué ci-dessus en traitant de la réfraction, ce devaient être ici des hémisphéroïdes, desquels je supposai que les axes ou bien les grands diamètres étaient