Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/86

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perpendiculaire à une surface pouvait souffrir réfraction en entrant dans le corps transparent, voyant que l’onde R C, étant venue à l’ouverture A B, continuait de là en avant à s’étendre entre les parallèles A N, B Q, demeurant pourtant elle-même toujours parallèle à A B, de sorte qu’ici la lumière ne s’étend pas par des lignes perpendiculaires à ses ondes, comme dans la réfraction ordinaire, mais ces lignes coupent les ondes obliquement.

Figure 26 : Front d’onde ellipsoïdal dans le spath d’Islande.
Fig. 26.

25. Cherchant ensuite quelle pouvait être la situation, et forme de ces sphéroïdes dans le cristal, je considérai que toutes les six faces produisaient précisément les mêmes réfractions. Reprenant donc le parallélépipède A F B (Fig. 26), dont l’angle solide obtus, compris de trois angles plans égaux, est C, et y concevant les trois sections principales, dont l’une est perpendiculaire à la face D C, et passe par le côté C F, l’autre perpendiculaire à la face B F passant par le côté C A, et la troisième perpendiculaire à la face A F passant par le côté B C, je savais que les réfractions des rayons incidents, appartenant à ces trois plans, étaient toutes pareilles. Mais il ne pou-