Page:Huysmans - Sainte Lydwine de Schiedam (1912).djvu/60

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comptaient pourtant un savant religieux Ambroise Traversari et deux saints : Jérôme de Bohême, l’apôtre de la Lithuanie et l’oblat Daniel ; — des birgittins et des birgittines à peine nés à la vie religieuse et mal préparés au service de campagne ; — des servites dont la discipline fut alors resserrée par Antoine de Sienne et dont le porte-oriflamme était une tertiaire, la bienheureuse Élisabeth Picenardi ; — des prémontrés dont les circaries étaient, ainsi que les couvents de Fontevrault que Marie de Bretagne allait bientôt remanier, si relâchés, que leurs effectifs de secours furent quasi nuls.

Enfin, entre ces deux ailes, derrière la ligne avancée des enfants de saint-François et de saint-Dominique, évoluait la partie résistante, le gros de l’armée, le centre dense et massif de l’ordre le plus touffu du Moyen Âge, de l’ordre de saint-Benoît, avec ses grandes divisions : — les bénédictins, proprement dits, dirigés, en Allemagne, par l’abbé de Castels, Othon, qui reprend la partie intégrale de la règle et l’abbé Jean de Meden qui convertit les mœurs dissolues de cent quarante-sept abbayes ; en Italie, par Louis Barbo, abbé de sainte-Justine de Padoue, qui réassujettit aux lois sévères de son cloître de nombreux monastères, parmi lesquels celui du Mont-Cassin, le berceau de l’ordre ; en France, par l’abbé de Cluny, Odon de la Perière, le cellerier Étienne Bernadotte, le prieur Dom Toussaint, un neveu de sainte Colette, qui fut, à cause de ses vertus, comparé à Pierre le Vénérable ; par Guillaume d’Auvergne, cité dans les