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TROIS ÉGLISES ET TROIS PRIMITIFS

héron, malgré le charme du visage, au front découvert, aux grands yeux, à la bouche voluptueuse, au nez long, qui serait aquilin s’il ne se retroussait, un tantinet, du bout. Simonetta a dans la physionomie quelque chose de hagard et de bête ; elle est jolie mais elle est vide, dignement accouplée d’ailleurs à ce bellâtre de Julien, qu’un portrait du Musée de Berlin nous montre sous l’aspect d’une sorte de François Ier, d’une fatuité extraordinaire et d’une suffisance de sottise rare. Simonetta en acceptant que ce soit elle, et l’on en peut douter, car une autre effigie du Musée de Berlin, qui la reproduit également de profil, n’admet avec celle-ci aucune ressemblance — est en présence de l’anonyme fillette de Francfort, pot-au-feu, bonne femme, sans phosphore et girofles, sans cantharides ; elle n’a même pas les ardeurs de la poitrinaire qu’elle fut de son vivant, car elle