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FRANCFORT-SUR-LE-MEIN

est grasse et douillette et le feu de ses prunelles est tiède.

Si nous récapitulons maintenant les indications de la carte routière des vices que décèle le panneau du musée Staedel, nous pouvons conclure que la pseudo Giulia résume, à elle seule, toute la férocité de la luxure et tous les sacrilèges de la Renaissance. Cette créature qui tient, je le répète, de la sybille et de la sorcière, de la courtisane et de la bayadère, concentre dans sa tenue, dans son regard, les infernales manigances des principats Italiens et de la Rome païenne des Papes. Elle est réellement plus qu’une femme, plus même que l’illusoire papesse Jeanne, l’incarnation de l’Apostoline à laquelle Lucifer, parodiant l’Évangile, a dit par trois fois : « Pais mes boucs ». Elle est celle qu’assistait dans les consistoires des cardinaux simoniaques, l’Esprit du Mal ; elle est