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TROIS ÉGLISES ET TROIS PRIMITIFS

un symbole, le symbole des hontes de la Papauté, le symbole échoué à Francfort, dans la ville même qui sonne aujourd’hui la curée de l’Église, entre les mains des Juifs.

Après la démone, sauvée de l’oubli, par l’immense talent d’un inconnu qui sut enclore, en un carré de peinture, les diaboliques séductions d’une très ancienne larve, la Vierge du maître de Flémalle resplendit, claire, elle aussi, sur la paroi voisine d’une autre salle.

Ici encore, nous nous trouvons en face d’un cas exceptionnel, en face d’une œuvre qui va plus loin que la peinture proprement dite et qui, au rebours de la petite satane florentine, nous transporte dans cet au-delà divin que si peu de peintres connurent. La critique d’art n’a presque plus rien à voir, avec elle ; la Vierge relève surtout du domaine de la liturgie et de la mystique. Sa place ne serait que dans une