Page:Hyspa - L’Éponge en porcelaine, 1921.djvu/37

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sourdes colères ; des cris de révolte éclatent avec un bruit de tonnerre de Dieu.

Pleurs et grincements de vent !

Phébus, qui veille au grain, dissipe en un clin d’oeil cette mutinerie, et dociles comme un peuple d’enfants, les nuages s’en vont ; ils passent, ils sont passés, laissant libre le champ bleu du ciel où, ce soir, renaîtront des floraisons d’étoiles.

Si vous allez à la campagne, les paysans vous diront qu’ils se basent sur les nuages pour savoir le temps qu’il fera le lendemain.

Les nuages ne sont donc pas inutiles. Ils servent aussi à marquer de quel côté viennent les mouvements plus ou moins rapides de l’air.

Quelques savants affirment encore que les nuages sont la résidence préférée des poètes, d’où ils concluent que le poète ne craint pas l’humidité. Mais résumons-nous, car il est temps, et disons que les nuages ne sont que de vulgaires porteurs d’eau.