Page:Hyspa - L’Éponge en porcelaine, 1921.djvu/59

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leçon par une expérience ; je vais vous montrer un pyrogène et la manière de s’en servir.

Voici, mesdames et messieurs, voici un pyrogène ordinaire, garni d’allumettes. Les allumettes, vous l’ai-je dit ? sont de petites branches de bois ou bûchettes, trempées dans une préparation chimique qui leur permet de s’enflammer par un simple frottement sur le corps du pyrogène. Si ce procédé délicat ne donne aucun résultat, on enflamme l’allumette en l’approchant simplement du feu, ou d’un corps en ignition ; il est même préférable de commencer par là.

Je prends donc une de ces allumettes et j’en caresse doucement les côtes du pyrogène de haut en bas, et, ce geste laisse sur son corps une trace rose, comme du sang qui, affluerait sous sa peau blanche. Je recommence l’expérience en frottant plus fort : ça le chatouille et il rit en imitant le bruit d’une rafle de foire. Je lui chatouille encore les côtes avec mon allumette et, pfft ! ô merveille ! une étincelle jaillit... mais ce n’est pas lui qui s’enflamme.

La vie, mesdames et messieurs, ne nous offre-t-elle pas souvent de tels exemples ?.. Mais là n’est pas, la question. La question est ailleurs. Qu’elle y reste !