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VOYAGES

[texte arabe]

que Cosroës est avec nous, dans ce salon. » Or la chose était ainsi ; et il arriva à Sapor ce que racontent les livres d’histoire. (Cf. Mîrkhond, Hist. des Sassanides, texte persan, p. 200 et suiv. etc.)

DE L’USAGE DES CHINOIS D’ENREGISTRER TOUT CE QUI SE TROUVE SUR LES NAVIRES.

Lorsqu’une jonque chinoise veut entreprendre un voyage, il est d’habitude, chez le peuple de la Chine, que l’amiral et ses secrétaires montent à bord, pour noter le nombre des archers qui sont embarqués, celui des domestiques et des marins. Ce n’est qu’après l’accomplissement de cette formalité qu’on leur permet de partir. Quand la jonque retourne en Chine, lesdits personnages montent de nouveau à bord. Ils comparent les personnes présentes avec les chiffres de leurs registres, et s’il manque quelqu’un de ceux qu’ils ont notés, ils en rendent responsable le patron du navire. Il faut que celui-ci fournisse la preuve que l’individu en question est mort, ou bien qu’il s’est enfui, ou encore qu’il lui est arrivé tel autre accident déterminé ; sinon il est pris et puni.