Page:Ibn Khaldoun - Prolégomènes, Slane, 1863, tome I.djvu/18

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dants de Khaldoun, se firent remarquer dans la révolte qui éclata à Séville sous le règne de l’émir Abd-Allah el-Merouani[1]. Oméia Ibn Abi Abda, s’étant emparé du gouvernement de Séville, le garda pendant quelques années, et fut tué par Ibrahim Ibn Haddjadj, qui s’insurgea contre lui à l’instigation de fémir Abd-Allah el-Merouani. Cela eut lieu dans la dernière moitié du iiie siècle (de l’hégire). Je vais donner une notice sommaire de cette révolte d’après les renseignements tirés par Ibn Saîd[2] (des écrits) d’El-Hidjari[3], d’Ibn Haiyan[4] et d’autres historiens. Ceux-ci appuient leurs récits sur l’autorité d’Ibn el-Achâth[5], historiographe de Séville.

Pendant les troubles qui agitèrent l’Espagne sous le règne de l’émir Abd-Allah, les personnages les plus influents de la ville de Séville aspirèrent à l’indépendance, et se jetèrent dans la révolte. Ce furent trois chefs de grandes familles qui provoquèrent le soulèvement : 1° Oméia, fils d’Abd el-Ghafer et petit-fils d’Abou Abda, du même qui fut nommé gouverneur de la ville et de la province de Séville par Abd er-Rahman, le premier des Oméiades qui entra en Espagne. Oméia tenait un haut rang à la cour de Cordoue, et avait gouverné les provinces les plus importantes de l’empire. 2° Koreïb, chef de la famille Khaldoun. Il avait pour lieutenant son frère Khaled. « La famille Khaldoun, dit Ibn Haiyan, est encore aujourd’hui

    de Basra fournirent cinquante mille soldats à Rebïà Ibn Zîad, qui allait s’installer dans le gouvernement du Khoraçan. Les djonds de la Syrie avaient expédié des détachements en Espagne; celui de Kinnisrîn fut établi à Jaën, celui d’Émesse à Seville, celui de Damas dans la province d’Elvira, celui du Jourdain à Reiya (province de Malaga) et celui de Palestine dans la province de Sidonia. (Voy. aussi l’Hist. des Musulmans d’Espagne de M. Dozy, t. I, p. 268.)

  1. Le septième souverain de la dynastie oméiade espagnole. On appelait cette branche de la famille les Merouanides, parce qu’Abd er-Rahman, le fondateur de la dynastie, était arrière-petit-fils du khalife Abd el-Melek Ibn Merouan.
  2. Abou ’l Hacen Ali Ibn Mouça Ibn Saîd, historien et géographe, naquit à Grenade l’an 610 (1214 de J. C ). Il passa plusieurs années en Orient et mourut à Tunis en 685 (1286-1287 de J. C).
  3. Les trois manuscrits portent, par erreur, El-Hidjazi. Abou Mohammed Abd-Allah el-Hidjari, natif de Guadalaxara, traditionnisle, légiste et historien, mourut à Ceuta, l’an 591 (1195 de J. C).
  4. Voyez ci-après, p. 7, note 1.
  5. Cet historien m’est inconnu.