Page:Ibn Khaldoun - Prolégomènes, Slane, 1863, tome I.djvu/366

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242 PROLÉGOMÈNES

Celui qui est attaqué aura la victoire, si les deux nombres égaux sont pairs*; s'ils sont impairs, celui qui attaque triomphera.

Plus tard, les amateurs de cet art inventèrent un système qui s'em- ploie encore, et qui fait connaître ce qui reste (de la somme) des •p. ,1,. (nombres représentés par les) lettres, après que l'on a retranché de cette somme le plus grand multiple de neuf ^. lis réunissent en un seul mot les lettres qui indiquent les unités des quatre premiers ordres ^ d'abord ïélif ( I ), qui a la valeur d'unité simple; puis le ya {i$), qui est l'unité du second ordre, c'est-à-dire dix; puis le caf (0>)> q"i» étant l'unité des centaines, équivaut à cent; puis le chîn {ij=-), qui est l'équivalent de mille et l'unité de cet ordre. Au- cune lettre, à elle seule, ne désigne un nombre supérieur à mille, vu que le chîn, chez les Maghrébins, est la dernière lettre de l'alphabet*. Ayant placé ces quatre lettres selon le rang qu'elles occupent dans la numération, on obtient un mot quadrilitère, qui s'écrit ainsi lMî', aïcach^. Ensuite on traite de la même manière les deuxièmes des trois premiers ordres, sans se préoccuper de la deuxième de l'ordre des milliers, vu que mille a pour représentant la dernière lettre de l'alphabet '^. Les trois lettres qui indiquent les deuxièmes de chaque ordre sont le bé (v), deuxième simple; le kaf ['^), deuxième du second ordre et l'équivalent de vingt; et le ré ( j ), deuxième de l'ordre

sure des vers et l'aulorité des manuscrits traité, faite par M. Woepcke, a été pu-

nous obligent à remplacer les mots: ij^\ bliée à Rome en iSôg.)

IaJUI yLo :>\^::i\ ^-^pl. par ^^Ç\ t^;t ' Les nombres du premier ordre sont

I T't f "■ ' ^t ■ Vf "^^ neuf premiers ; ceux du second ordre

. -f^^ -^ ^ sont les dizaines ; ceux du troisième , les

• Après les mots ç^>Jt bf, ajoutez centaines , etc.

^Sy^., pour les raisons données dans la 4 y^^y ^^^^^ ^ j^^^^ ^^jg jg ]yj B^es-

note précédente. nier, p. 84 et suiv. et Grammaire arabe de

  • Le retranchement du plus grand mul- m. de Sacy , a' édit. tom. I, p. 9.

tiple d'un nombre s'exprime en arabe par 5 Voy. Cours de langue arabe, de M. Bres-

le mot ^jh (tarh). Cette opération s'exé- nier, p. 84 et suiv.

cute pratiquement au moyen d'une divi- ' L'auteur aurait mieux fait de s'ex-

sion et joue un rôle important dans l'arith- primer ainsi : « vu qu'il n'y a pas de lettre

métique des Arabes. (Voyez l'Arithmétique pour représenter ni le deuxième terme ni

d'Âlkalçadi , p. 20. La traduction de ce le Iroisième de la série des miUiers. »

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