Page:Ivoi - Les Cinquante.djvu/19

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Sous la voûte, protégé des vents par une porte massive, s’ouvrait un escalier de bois, à la rampe curieusement fouillée. Les visiteurs le gravirent et pénétrèrent dans une chambre du premier étage, où, en dépit de l’heure matinale, des bougies allumées répandaient seules la clarté.

À cette heure même, la personne qui, à la barrière des Gobelins, avait remplacé le vieux rebouteur dans la diligence, entrait dans un hôtel situé à l’angle de la rue des Petits-Augustins et de la rue des Marais.

Dans la cour des Messageries de la rue du Bouloi, où la patache avait fait halte, un laquais, vêtu d’une livrée sombre, s’était précipité à la portière, en criant d’union obséquieux :

— Maître Denis Latrague !

Sans hésiter, l’inconnu avait répondu :

— Me voici.

En un tour de mains, le domestique avait aidé le faux rebouteur à descendre, avait chargé sur l’épaule d’un commissionnaire la caisse de vêtements du voyageur, puis avait conduit homme et bagages vers une voiture qui stationnait dans la rue.

— Montez, Maître, avait-il dit alors.

L’inconnu obéit sans observation ; mais tandis que le valet aidait à dis-