Page:Ivoi - Les Cinquante.djvu/201

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Tous pâlirent :

— La tempête se déchaîne, murmura Milhuitcent.

— Vous devrez remettre votre départ à demain, Comtesse, prononça doucement l’Empereur.

Mais Mme de Walewska secoua la tête :

— Non, une maladresse, une indiscrétion peuvent tout compromettre. Si le plan de ce jeune homme, plan que j’ignore encore, doit réussir, il ne le peut qu’en gagnant de vitesse la fatalité. Je m’embarquerai ce soir, comme il était convenu.

— Mais la mer sera démontée.

— Dieu me protégera.

— Mais votre fils sera en danger, songez-y.

Le visage de la comtesse se décolora.

Ses paupières battirent. Puis elle se redressa et avec une majesté souveraine :

— Lui aussi affrontera l’ouragan… pour l’Empereur !