Page:Jacques Parmentier Dialogue sur l Education Anglaise en France 1889.djvu/14

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 12 —
paschal grousset.

— Tout, même la plume des collégiens. Cela a commencé par une lettre du jeune Saint-Chaffray, élève de philosophie à Janson-de-Sailly. Je l’ai fait publier dans tous les journaux, revues, magasins et annales. J’ai invité les élèves des autres établissements de toute sorte à faire de même, en leur faisant comprendre que des lettres de ce genre seraient un excellent sujet de composition.

pierre de coubertin.

— Où ils pourraient donner carrière à leur imagination.

francisque bouillier.

— Vos efforts sont-ils suivis de succès ?

paschal grousset.

— Au delà de mon attente. On a commencé il y a six mois, et aujourd’hui tous les proviseurs, tous les principaux, tous les directeurs d’écoles normales primaires sont unanimes à constater les effets merveilleux de mon système : effets physiologiques sur la force et la santé des élèves, sur leur développement musculaire et leur capacité thoracique ; effets moraux sur leur caractère, leur humeur, leur loyauté, leur esprit de camaraderie, leur courage et leur aptitude au travail intellectuel.

pierre de coubertin.

Wonderful indeed ! Je redeviens Anglais et je ne me sens pas de joie ! Tout cela en six mois ! Que n’avez-vous commencé plus tôt !

francisque bouillier.

— Comment vous assurez-vous que ces résultats sont réels, et qu’ils existent ailleurs que dans les rapports de vos correspondants ?

paschal grousset.

— Rien de plus facile. J’organise un concours de force et d’adresse entre toutes les écoles de France. C’est là que vous serez témoin du progrès des idées que je préconise.

pierre de coubertin.

— C’est le Lendit, fixé dès cette année au dimanche 23 juin.

paschal grousset.

— Cette grande fête des jeux scolaires fera les délices de Paris. Elle