Page:Jacques Roux à Marat.djvu/17

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Mais de tout tems, on s’est servi des hommes à grand caractère pour faire les révolutions… Quand on n’a plus besoin d’eux, on les brise comme un verre… Il étoit naturel, Marat, que j’éprouva ce sort. Au reste, lorsque je me suis dévoué à la cause du peuple, je me suis attendu, non seulement à l’ingratitude des hommes, mais encore à toutes sortes de persécutions… J’attends la mort de sang froid mes ennemis pourront assouvir de plus en plus leur rage sur moi : je dirai toujours la vérité, et mon respect pour la constitution républicaine sera ma vengeance.




Nota. Ceux qui voudront se procurer l’adresse que j’ai présentée à la Convention nationale au nom de la Section des Gravilliers, de celle de Bonne-nouvelle, et du Club des Cordeliers, et plusieurs autres discours que j’ai prononcé dans défférentes églises de Paris, notamment celui sur les moyens de sauver la France et la liberté, en trouveront des exemplaires à mon domicile, rue Aumaire, n°, 130, cloître Saint-Nicolas-des-Champs, par le petit escalier au second. J’annonce un Almanach républicain pour l’année 1794, troisième de la République Française.




Je soussigné certifie que la réponse de Jacques Roux à Marat, étoit imprimée avant l’assassinat commis sur la personne de l’Ami du Peuple. Signé, Campenon.




De l’Imprimerie de la Société Typographique,
rue et Collége des Cholets.