Page:Jacques Roux à Marat.djvu/7

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Mais Marat, si la délicatesse m’obligea à quitter mon diocèse, apprend que j’en sortis avec d’excellentes attestations, sans lesquelles je n’aurois pas été accueilli en Saintonge ; et pour te donner des preuves de ta fourberie, je joins ici la copie de la lettre que mon évêque écrivit dans le tems à M. Montlausier.


À Angoulême ce 5 Mai 1786.

Je n’ai pas répondu plutôt, Monsieur, à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, pour me donner le tems de chercher et de trouver un ecclésiastique de mon diocèse qui pût vous convenir. D’ailleurs nous serons bientôt dans le même cas ici que le diocèse de Saintes, ayant tout au plus le nombre d’ecclésiastiques nécessaires pour desservir les paroisses.

Le désir néanmoins de faire une chose qui vous soit agréable, ma fait surmonter toutes les difficultés. Je vous envoie M. l’abbé Roux, qui pourra remplir les fonctions d’aumônier et de vicaire dans votre paroisse, ayant tous les talens nécessaires. C’est lui même qui vous remettra ma lettre.

J’ai l’honneur d’être, ect.

Ph. Fr. Ev. d’Angoulême.


Or, qu’elle est la conduite que j’ai tenu chez ce Montlausier, je vais te l’apprendre par le certificat que je joins à l’appui de cette lettre.

Je soussigné, certifie que M. l’abbé Jacques Roux a demeuré dans ma paroisse l’espace d’un an, en qualité d’aumônier au château de Montlausier ; qu’il a eu pendant ce tems des mœurs irréprochables, et qu’il a