Page:Jammes - Le Deuil des primevères, 1920.djvu/155

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MADAME DE WARENS


Madame de Warens, vous regardiez l’orage
plisser les arbres obscurs des tristes Charmettes,
où bien vous jouiez aigrement de l’épinette,
ô femme de raison que sermonnait Jean-Jacques !

C’était un soir pareil, peut-être, à celui-ci…
Par le tonnerre noir le ciel était flétri…
Une odeur de rameaux coupés avant la pluie
s’élevait tristement des bordures de buis…