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DE SADE.

aime son fils ; Julien, sa famille, son héritier, l’enfant de son nom, lui, saint prêtre qui ne pouvait donner son nom à aucun enfant.

— Où est Julien ? me dit-il.

— Il est malade, dit la bonne, et il a feinté sa porte, le petit, il dort.

Mais Julien ne se réveillait pas.

Son oncle, inquiet déjà, va à la chambre de l’enfant et il l’appelle : pas de réponse ; il frappe à la porte : la porte reste fermée. Il brise la porte, il entre : ô douleur ! À l’aspect de cette robe noire, à l’aspect de ce prêtre qui lui tend les bras pour l’embrasser, Julien pousse un cri terrible. Il tremble, il recule, il a peur, il voudrait entrer sous terre.

— Qu’as-tu, Julien ? mon Julien, qu’as-lu ? disait le prêtre.

Julien se lève et s’échappe. Je veux l’arrêter : il me regarde sans me reconnaître et me repousse. La bonne accourt : cette femme lui fait peur aussi.

— Au secours ! au secours ! s’écrie l’enfant.