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LA SŒUR ROSE

voques d’un grand luxe : les plafonds sont chargés d’amours à demi nus et de Vénus plus nues que les Amours ; sur ces murailles brillent encore, à demi effacés, des chiffres, des emblèmes. C’est là un contraste éclatant avec ces autres murâmes froides, inanimées, terribles, sanglantes. — Mais où donc en voulez-vous venir, monseigneur ?

Ici le diable frotta sa main sur sa poitrine, comme faisait son lorgnon le jeune dandy de l’Opéra quand cette belle et puissante Taglioni, notre regret à chaque soirée de l’hiver, descendait lentement du troisième ciel, où elle était cachée parmi les fleurs. Il me parut que ce verre grossissant était devenu encore plus terrible.

— Regarde bien, ajoutait le diable. Vois-tu, dans la muraille qui sépare le couvent de cette élégante petite maison jadis consacrée à tous les vices, une porte habilement dissimulée, du côté du couvent par des clous de