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de martial.

tues communes de Cappadoce, ni de porreaux à l’odeur forte ; on vous servira le thon caché sous des œufs coupés par tranches, un chou vert bien tendre et cueilli le matin même, du boudin sur une saucisse blanche comme la neige, des fèves au lard. Pour le second service vous aurez des raisins secs, des poires de Syrie, des châtaignes de Naples, et même des grives rôties à petit feu. Le vin sera bon à force d’en boire. On pourra aussi vous offrir des olives et des pois chauds. Modeste repas, mais heureux, car il n’y aura avec nous ni contrainte, ni esclaves, ni parasites, ni flatteurs. Vous n’aurez pas à supporter les insolences et les petits vers du maître de la maison ; de lascives Espagnoles ne viendront point, à la fin du repas, vous fatiguer de leurs danses obscènes. Venez, amis : ma belle Claudia vous précédera aux sons de la flûte de Condylus ; elle sera la reine du festin ! »