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de martial.

De mes ouvrages je ne parlerai plus. Le premier livre de mes épigrammes est tout entier. consacré à des flatteries dont j’ai honte. Le second livre est enjoué et sans trop de malice. Le troisième livre, écrit dans les Gaules, a rapporté à Rome je ne sais quelle rudesse qui n’a pas déplu dans les palais de ces maîtres du monde. Dans le quatrième livre se lit cette invocation à Domitien que je voudrais effacer avec mon sang. Le cinquième livre est le plus chaste de tous ; je l’ai dédié moi-même aux jeunes filles, aux jeunes garçons, aux chastes matrones. Le sixième livre (je recommençais à redevenir un homme libre) est adressé à mon ami le plus cher, à Jules Martial. Le septième livre est tout entier consacré à des vengeances personnelles. Attaqué, il fallait me défendre ; la renommée ne vient pas sans combat. Mais j’ai déjà regret à toutes les peines que je me suis données pour flageller des ennemis inconnus qui ne sont plus. Le huitième livre appartient encore à