Page:Janin - Les catacombes, tome 4.djvu/163

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
158
les mémoires

résonner la flûte de ses lèvres humides. — Les sandales viendront d’elles-mêmes se mettre à ton pied. — Le perroquet te salue. — Le corbeau te demande sa proie. — Le rossignol pleure. — La pie chante. — Les balais de palmier sont faits pour des parquets d’ivoire. — La vaisselle d’Antium servait à Porsenna. — Ce bassin vient du fond de la Bretagne. — Les coupes de Sorrente sont légères. — Dans un pot de cette terre, Frontin, le maître de Marc-Aurèle, buvait son eau. — Ton esclave peut briser sans craindre le fouet ces coupes de Sagonte. — Memphis t’envoie cette robe de chambre brodée. »

Quand j’eus achevé ce travail je fus accueilli par un murmure flatteur de l’assemblée. — Très-bien dit ! s’écria Scévola ; Martial, voilà des vers qui feront passer mes présents. Je t’enverrai avant peu une demi-livre de poivre.

— Vous aviez, lui dis-je, l’habitude de me