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étienne béquet.

jamais, le mirent à l’abri des rudes épreuves de cette force nouvelle qu’on appelle le journal. Il évita avec le même bonheur les questions formidables de ce qu’on appelait, de sont temps, l’école nouvelle : il se retira pour laisser passer ce nuage gros de rien ; et, quand ce nuage fut passé, il se mit à sourire doucement. Il avait horreur de ces émeutes grammaticales, de ces conjurations contre Boileau, de ces exclamations furibondes contre Corneille ou Racine ; toute nouveauté un peu cherchée lui causait le plus profond dégoût, et il évitait d’en parler comme on évite de toucher un serpent. Plus d’une fois les novateurs, par mille flatteries intéressées, voulurent l’attirer tout au moins sur les limites de leur camp : d’abord il s’y laissait traîner avec une répugnance marquée, puis il revenait bien vite à son point de départ. Aussi bien, après ces premières tentatives, le laissa-t-on en repos. Ne pouvant violenter la conscience de ce critique indomptable, on s’en passa, et lui il