Page:Jarry - Albert Samain, 1907.djvu/16

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assez à fond pour s’en glorifier aujourd’hui, du grec auprès de M. Poyard, trop impeccable helléniste pour qu’aucun s’étonnât à sa confidence favorite : qu’il avait beaucoup connu Aristophane, — ou de la philosophie en notant le cours, précieux entre tous, de M. Bergson, qui improvisait devant ces adolescents s’éveillant au sérieux, sa théorie du Rire.

Dès 1889, en des provinces, M. B. Bourdon leur avait expliqué, pour le scandale futur des examinateurs en Sorbonne et quoiqu’il ne fût point encore traduit, Nietzsche.

Ces « vétérans de rhétorique », au moins les meilleurs d’entre eux, se fussent joués à translater Horace en vers français aussi bien qu’Anquetil, et composaient force pastiches, suffisamment réussis d’ailleurs, de Victor Hugo ou du Parnasse.

Leurs hardiesses littéraires n’allaient pas jusqu’à rebuter le classique auditoire des banquets universitaires, ni le jury, de prestige plus imprimé, des concours de l’Écho de Paris.