Page:Jaurès - Histoire socialiste, IV.djvu/105

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

l’idée du sursis, il réservait une suprême chance à la clémence. Pourtant, s’il n’y a pas opposition absolue et violente entre son discours et son vote, il y a néanmoins comme une dissonance qui laisse dans l’esprit quelque malaise. Sa magnifique parole sur « l’humanité sainte » se résout en un vote de mort, à peine tempéré d’une réserve incertaine et qui ne liera pas Vergniaud jusqu’au bout. L’irrésolution et l’inconsistance girondines apparaissent à fond. Le grand Condorcet semble heureux d’avoir trouvé, dans son opposition irréductible et de principe à la peine de mort, un point fixe, un recours contre son hésitation habituelle :

Marie-Antoinette, la Medicis du XVIIIe siècle
(D’après une estampe de la Bibliothèque Nationale.)


« Toute différence de peine pour les mêmes crimes est un attentat contre l’humanité. La peine contre les conspirateurs est la mort, mais cette