Page:Jevons - La monnaie et le mécanisme de l’échange.djvu/220

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


peut y avoir rien de plus simple et de plus parfait que cet arrangement.

Il sera aussi facile de voir que des sommes d’argent, passant d’une banque de Londres à l’autre, ou plutôt liquidées dans le Clearing-House de Lombard Street, seront souvent les balances de comptes-courants considérables entre les banques de province et leurs agents et correspondants. Tant que la balance des comptes entre deux banques ne prend pas des proportions exagérées, il est inutile de la solder en numéraire, à moins de raisons spéciales. Quand la balance doit être soldée et que les banques se trouvent avoir à Londres le même agent, il suffit que la banque débitrice ordonne à son agent de Londres de transférer telle somme au crédit de l’autre banque de province. Si leurs agents de Londres ne sont pas les mêmes, si P, par exemple, dans le dernier diagramme, désire payer une balance à V, cela se fait en ordonnant à X de créditer Y, agent de U. Le billet de crédit, qui effectue ce paiement, passe au Clearing-House parmi une masse d’effets qui représentent des paiements dans un sens ou dans l’autre, et d’ordinaire il ne forme qu’un article insignifiant dans la liquidation générale. S’il est finalement payé en numéraire, c’est, ainsi que nous le verrons, sous la forme d’un transfert final sur les livres de la Banque d’Angleterre. Quelque considérables que soient les transactions qui se règlent chaque jour au Clearing-House de Londres, elles se réduisent, après tout, à celles qui n’ont pas été liquidées antérieurement par des communications plus directes, et souvent elles représentent les balances d’une multitude de transactions qui ne passent jamais par Londres.