Page:Jevons - La monnaie et le mécanisme de l’échange.djvu/271

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CHAPITRE XXV
D’un étalon des valeurs.


Nous avons fuit remarquer que la monnaie, outre les services qu’elle rend comme commun dénominateur des valeurs, et comme intermédiaire destiné à faciliter l’échange, était aussi employée communément comme valeur-type, en unités de laquelle sont exprimés les contrats qui s’étendent à une longue série d’années. Lorsqu’on loue la terre à long bail ou à bail perpétuel, qu’on prête de l’argent au gouvernement, aux Sociétés et aux Compagnies de chemins de fer, on convient en général que l’intérêt et le capital seront payables en monnaie d’or à cours forcé. Mais il ne manque pas de témoignages prouvant que la valeur de l’or a subi des variations fort étendues. Entre 1789 et 1809 cette valeur tomba dans la proportion de 100 à 54, c’est-à-dire qu’elle baissa de 46 pour cent, ainsi que je l’ai montré dans un travail sur la variation des prix depuis 1782, lu à la Société de Statistique de Londres en juin 1865. De 1809 à 1849, l’or se releva d’une manière extraordinaire, dans la proportion de 100 à 245, c’est-à-dire de 145 pour cent, de sorte que les rentes sur l’État et tous les paiements fixes qui s’étendaient à cette période, avaient presque deux fois et demie la valeur qu’ils avaient eue en 1809. Depuis 1849, la valeur de l’or est redescendue d’au moins 20 pour cent ; et une étude attentive des fluctuations des prix, telle qu’on la trouve, soit dans le