Page:Joly - Note sur la production fruitière en Californie.djvu/13

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loppée et organisée par une commission spéciale composée des principaux producteurs, qui fondèrent à Berkeley un laboratoire, puis des stations expérimentales. Voici les chiffres publiés par elle.

La production des raisins secs s’est élevée de 6000 caisses de 40 kilogrammes en 4873 à 945 000 caisses en 1888. Celle du vin, qui était de un million d’hectolitres en 1877, s’est élevée à 4 500 000 hectolitres en 1888. On estime que la culture de la vigne occupe actuellement environ 40 000 hectares qui, dans trois ans, seront en plein rapport. Le capital placé dans cette industrie, y compris les caves, presses, appareils de distillerie, etc., etc., dépasse actuellement 325 millions, c’est-à-dire quatre fois ce qu’il était en 1880.

Il y a loin de tous ces chiffres à la production de la France, mais les progrès de l’industrie viticole augmentent dans des proportions considérables en Californie comme en Australie, et dans des temps peu éloignés peut-être, il faudra compter avec elle.

Dans son rapport, le secrétaire de la Société de San Francisco, M. B.-M. Lelong, qui a publié en 1888 un excellent livre sur la culture des orangers, fait une longue étude botanique et commerciale sur l’olive qu’il a étudiée dans les divers pays où elle est cultivée et qu’on a introduite avec le plus grand succès. La figue, l’oranger, la noix, le citron, sont étudiés aussi en détail dans leur mode de plantation et de culture, depuis la préparation du sol jusqu’à l’emballage des fruits pour l’exportation.

Le chapitre le plus remarquable du rapport de M. Lelong est celui qu’il consacre à l’étude des parasites végétaux et animaux. Ce chapitre est accompagné de figures d’une admirable exécution, puis suivi de tous les moyens employés pour combattre les ennemis de nos vergers. On n’oublie pas les insectes utiles comme le Vedalia Cardinalis, qu’on avait fait venir d’Australie pour l’acclimater et qui a débarrassé complètement les citronniers de leur ennemi, le Cottony cushion Scale ou Icerya purchasi. La figure 1 montre la forme des serres que l’on avait établies à San Gabriel, dans le comté de Los Angeles, pour protéger et faire multiplier le Vedalia Cardinalis pendant l’hiver ; ces serres couvraient chacune un oranger où se trouvait ainsi le remède à côté du mal. Ce fait prouve une fois de plus