Page:Joseph Marchand - L'Université d'Avignon aux XVIIe et XVIIIe siècles.djvu/230

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


CHAPITRE II

LE BUDGET


Les comptes des primiciers et du Collège des docteurs. — Difficulté de reconstituer les budgets annuels de l’Université. — Recettes ordinaires : produit des greffes attribués à l’Université ; rentes ou « pensions » ; droits perçus sur les gradués. — Ressources extraordinaires. — Emprunts et remboursements. — Dépenses. — Honoraires des professeurs et agents de l’Université. — Entretien des bâtiments et menues dépenses de matériel. — Frais de procès. — Du salaire des agrégés et des régents dans chacune des Facultés. — Traitements fixes et casuel. — Inégalité et modicité de ces émoluments.


Les comptes des primiciers et ceux du Collège des docteurs nous sont restés en partie[1]. Ils n’ont rien de la belle ordonnance des budgets de nos établissements modernes d’instruction secondaire ou supérieure, lesquels, s’ils grossissent sans cesse et aboutissent généralement à un déficit libéralement comblé par l’État, sont irréprochables dans la forme et flattent l’œil par la multiplicité croissante et la superbe régularité de leurs colonnes. Les primiciers, — les seuls trésoriers, on l’a vu, qu’ait connus l’Université d’Avignon, — tenaient leurs registres de recettes et de dépenses au jour le jour, de façon tout empi-

  1. Les archives de l’Université ne renferment les comptes des primiciers que depuis 1730. Pour la période antérieure, on n’a que des comptes fragmentaires et des pièces justificatives fort incomplètes, à l’aide desquels on ne peut dresser un tableau exact des recettes et dépenses de l’Université. Les comptes des primiciers concernent l’Université en général et la Faculté de droit en particulier ; il n’est pas de comptes spéciaux pour les Facultés de théologie, de médecine et des arts.