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Livre:Joseph Marchand - L'Université d'Avignon aux XVIIe et XVIIIe siècles.djvu

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Joseph Marchand - L'Université d'Avignon aux XVIIe et XVIIIe siècles.djvu
TitreL’Université d’Avignon aux xviie et xviiie siècles Voir et modifier les données sur Wikidata
AuteurJoseph Marchand Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionAlphonse Picard et fils
Lieu d’éditionParis
Année d’édition1900
BibliothèqueUniversité de Toronto
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LIVRE I
LA CORPORATION UNIVERSITAIRE ET SON GOUVERNEMENT


Caractère particulier de l’Université d’Avignon. — Prédominance de la Faculté de droit. — L’agrégation in Utroque jure. — Agrégés et non agrégés. — Le Collège des médecins ; son monopole. — Les théologiens : réguliers et séculiers. — Les maîtres ès arts. — Les privilèges universitaires : exemption d’impôts ; juridictions spéciales ; noblesse ; les « comtes aux lois ». — La confrérie des docteurs.


Le gouvernement de la corporation universitaire. — Les assemblées du Collège des docteurs en droit agrégés. — Périodicité des séances ; leur physionomie. — Commissions. — Assemblées particulières. — Compétence du Collège en ce qui concerne l’Université en général, la Faculté de droit en particulier. — Tutelle qu’il exerce sur les autres Facultés. — Le pouvoir de statuer.


Origine et caractère du primicériat. — Mode d’élection du primicier : formalités et serments. — Attributions administratives, financières et judiciaires du primicier. — Honneurs qui lui sont dévolus. — Conflits d’attributions et querelles de préséance. — L’affaire de la noblesse héréditaire.


Les lieutenants du primicier ou proprimiciers : proprimiciers laïques et proprimiciers ecclésiastiques. — Le doyen du Collège. — L’actorie ; comment se recrutent les acteurs. — Le bedeau général ou secrétaire. — Mode de nomination du bedeau ; importance croissante et variété de ses attributions. — L’imprimeur de l’Université. — Avocats et députés de la corporation ; ses protecteurs en Cour de Rome.


L’évêque-chancelier. — Ses attributions : promulgation des statuts, assistance aux examens, délivrance des diplômes. — Déclin de son autorité. — Le pro-chancelier ou vice-chancelier. — Le vice-légat ; étendue et limites de ses pouvoirs ; son action administrative. — Intervention directe ou indirecte du Souverain-Pontife dans le gouvernement de l’Université. — Les Congrégations et le studium avignonais.


LIVRE II
ÉTUDES ET ÉTUDIANTS


Organisation primitive des Facultés. — Modifications successives. — Professeurs ordinaires et professeurs extraordinaires. — Les Facultés aux xviie et xviiie siècles. — Les professeurs de droit canonique, de droit civil et des Institutes. — Le professeur de droit français. — Les trois chaires de médecine : l’enseignement de l’anatomie et de la botanique. — La Faculté de théologie : création de deux chaires de théologie thomiste. — La Faculté des Arts avant et après 1675. — Agrégation à l’Université des classes de théologie et de philosophie des Séminaires.


Les études. — Ouverture et durée de l’année scolaire. — Les programmes des cours. — Forme des leçons. — Isolement des Facultés. — L’enseignement juridique. — Le Digeste. — Le Code et les Institutes de Justinien. — Le Décret et les Décrétales ; les Institutes de droit canonique de Lancelot. — Le droit français. — L’enseignement médical ; efforts faits au xviiie siècle pour lui donner un caractère plus scientifique et plus expérimental. — La théologie et la philosophie universitaires : leur source unique est la Somme de saint Thomas. — Relâchement croissant dans la discipline des cours.


Les examens à l’origine de l’Université. — Coutumes et cérémonial. — La durée des études. — La question des tarifs. — Variations successives des taxes imposées aux gradués. — Le régime moderne. — Modifications apportées dans la forme des examens et la nature des épreuves. — L’édit de 1679 sur l’enseignement du droit. — L’édit de 1707 sur l’enseignement et l’exercice de la médecine. — Inexécution des règlements. — Abus multipliés qui en résultent. — Avilissement des diplômes.


Condition des étudiants avignonais ; ils sont exclus du gouvernement du studium. — Les sept collèges d’Avignon ; leur autonomie ; leur régime intérieur ; ils échappent de plus en plus à la surveillance des autorités universitaires. — Nombre et origine des étudiants de chaque Faculté, aux xviie et xviiie siècles. — Progression subite et imprévue de l’effectif des étudiants en droit. — La Confrérie de Saint-Sébastien; ses origines ; ses transformations ; le recteur et l’abbé des étudiants.


LIVRE III
SITUATION MATÉRIELLE ET VIE EXTÉRIEURE DE L’UNIVERSITÉ


Le quartier universitaire à Avignon. — Installations primitives. — Les bâtiments de l’Université aux xviie et xviiie siècles. — Les auditoires des diverses Facultés. — Construction et aménagement de classes nouvelles pour la théologie, la philosophie et la médecine. — Échanges et pérégrinations. — L’amphithéâtre et le « jardin des médecins ». — Construction, vers 1698, d’une salle des Actes et assemblées. — La bibliothèque de l’Université et les bibliothèques des collèges. — Les archives. — La masse. — La cloche ou Doctoresse.


Les comptes des primiciers et du Collège des docteurs. — Difficulté de reconstituer les budgets annuels de l’Université. — Recettes ordinaires : produit des greffes attribués à l’Université ; rentes ou « pensions » ; droits perçus sur les gradués. — Ressources extraordinaires. — Emprunts et remboursements. — Dépenses. — Honoraires des professeurs et agents de l’Université. — Entretien des bâtiments et menues dépenses de matériel. — Frais de procès. — Du salaire des agrégés et des régents dans chacune des Facultés. — Traitements fixes et casuel. — Inégalité et modicité de ces émoluments.


Isolement des anciennes Universités. — La situation géographique de l’Université d’Avignon est peu favorable à son développement. — Ses droits et privilèges sont constamment menacés ; efforts qu’elle doit faire pour les maintenir. — Instances en Cour de Rome. — Luttes contre les Universités voisines. — Procès toujours renaissants avec l’Université d’Aix. — Acharnement particulier de l’Université d’Avignon contre celle d’Orange. — Rapports avec le roi de France. — Pourquoi l’Université d’Avignon tient essentiellement à être déclarée régnicole. — Lettres patentes et édits royaux de 1650, 1698, 1775, 1789. — L’Université pendant les réunions temporaires du Comtat à la France.


Caractère municipal des anciennes Universités à leurs débuts. — Largesses de la ville d’Avignon envers son Université jusqu’au xvie siècle. — Les faveurs de la municipalité vont ensuite au collège des Jésuites. — Suppression des privilèges financiers des docteurs. — En retour, l’Université obtient le droit d’envoyer des députés à l’Hôtel de Ville. — Rôle de ces députés et du primicier dans l’administration communale. — Règlements de 1605, de 1697 et de 1706. — Prestige dont jouissent, à Avignon, les membres de l’Université investis, pour la plupart, d’offices ecclésiastiques, administratifs ou judiciaires.


L’Université pendant la Révolution. — Ses dernières années ; sa chute. — Retour sur son histoire. — Son organisation primitive. — Sa prospérité au début du xvie siècle. — Coup que lui portent les guerres religieuses. — Sa renaissance et ses transformations. — Elle se rapproche de plus en plus du type des Universités françaises. — Abus croissants et velléités de réforme. — Impuissance des anciennes corporations enseignantes à se réformer elles-mêmes.