Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, II.djvu/135

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honte et mon désespoir. Chaque buisson, chaque arbre nous rappellait d’agréables souvenirs ou d’heureux momens : cependant ma félicité n’était pas encore parfaite ; il manquait quelque chose à mon bonheur. Le vieux Thomassin était mort peu de temps après mon départ de Stainville, et cette perte m’avait été d’autant plus sensible, qu’il était le premier à qui j’eusse des obligations sur la terre. Quoique je susse qu’il n’était que mon père adoptif, je l’avais toujours chéri avec la tendresse d’un véritable fils. D’ailleurs il emportait avec lui le secret de ma naissance ; j’ignorais le nom de l’auteur de mes jours,